Une nouvelle limite à l’autorité de chose jugée

Une nouvelle limite à l’autorité de chose jugée

Auteur

Denis Gouzée

Denis Gouzée

Avocat

Publié le 26/02/2019

La Cour Constitutionnelle a examiné la relation entre les décisions pénales et civiles dans une affaire où un automobiliste, condamné pour défaut d'assurance...

Un automobiliste avait été condamné au pénal pour défaut d’assurance. Dans le cadre d’une instance civile, le Fonds Commun de Garantie rapportait la preuve de ce que, en réalité, il y avait une assurance. Cet assureur se retournait alors contre le conducteur, invoquant qu’il ne pouvait se prévaloir de l’existence d’une assurance, ayant été condamné pour défaut d’assurance. Dans un arrêt du 14.2.2019, la Cour Constitutionnelle examina cette question.   L’article 4 de la loi du 17 avril 1878 contenant le titre préliminaire du Code de procédure pénale énonce :

« L’action civile peut être poursuivie en même temps et devant les mêmes juges que l’action publique. Elle peut aussi l’être séparément ; dans ce cas l’exercice en est suspendu tant qu’il n’a pas été prononcé définitivement sur l’action publique, intentée avant ou pendant la poursuite de l’action civile, pour autant qu’il existe un risque de contradiction entre les décisions du juge pénal et du juge civil et sans préjudice des exceptions expressément prévues par la loi ».

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