Droit des assurances

Contester un refus d'intervention de votre assureur

Un assureur qui refuse d'intervenir doit dire pourquoi, et le motif invoqué doit se retrouver dans le contrat. C'est là que se joue l'essentiel : exclusion, déchéance et règle proportionnelle n'ont ni les mêmes conditions ni les mêmes effets.

Les motifs de refus que nous examinons

  • Une clause d'exclusion invoquée en termes généraux, alors qu'elle doit être précise et prévue au contrat.
  • Une déchéance opposée pour un manquement de l'assuré, dont les conditions sont souvent plus strictes qu'annoncé.
  • Une règle proportionnelle appliquée après une omission ou une inexactitude dans la déclaration du risque.
  • Une déclaration de sinistre jugée tardive, sans que le retard ait causé un préjudice à l'assureur.
  • Une contestation de la cause du sinistre ou de la réalité du dommage, avec un débat sur la charge de la preuve.
  • Une activité ou un bien considérés comme non couverts au vu de la description du risque.

Comment nous travaillons

  1. 01

    Lecture du contrat, pas seulement de la lettre de refus

    Conditions générales, conditions particulières, avenants : le motif de refus doit y trouver un appui exprès. Une contradiction entre les deux séries de conditions s'interprète rarement en faveur de l'assureur.

  2. 02

    Qualification exacte du motif invoqué

    Exclusion, déchéance et réduction proportionnelle obéissent à des régimes distincts. Requalifier correctement le refus suffit parfois à le faire tomber.

  3. 03

    Mise en demeure, puis action directe si nécessaire

    Nous écrivons à l'assureur en posant le débat juridique. À défaut d'accord, l'action se porte devant le tribunal compétent, dans les délais de prescription propres au contrat d'assurance.

Votre situation

Un premier échange

pour savoir où vous en êtes.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une exclusion et une déchéance ?

L'exclusion retire un risque de la garantie dès l'origine ; la déchéance sanctionne un comportement de l'assuré après coup. Les conditions de validité et les effets diffèrent, et les deux sont souvent confondues dans les lettres de refus.

J'ai oublié de déclarer un élément du risque. Tout est-il perdu ?

Non. La sanction dépend du caractère intentionnel ou non de l'omission. Hors intention, c'est en principe une réduction de l'indemnité, pas une suppression de la garantie, et l'intention se prouve.

Mon assureur ne répond plus. Que faire ?

Le silence ne vaut pas refus et ne suspend pas les délais. Une mise en demeure écrite fixe les positions et fait courir les intérêts ; c'est aussi la pièce qui compte si la procédure devient nécessaire.

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